par Benoît HUBERT
Dans un contexte proche des présidentielles, le gouvernement dresse des pistes pour construire un budget 2027 pour lequel il envisage d’ores et déjà un recours au 49.3. La gabegie budgétaire, les cadeaux fiscaux inconséquents de ces dernières années privant l’État de ressources indispensables, alliés à des volontés de renforcement militaire et sécuritaire « obligent » le gouvernement dans sa logique de l’offre à rechercher des économies drastiques. Les retraité·es (volonté de désindexer de l’inflation les pensions de retraite les plus élevées), les malades, les personnes les plus fragiles sont une nouvelle fois dans le viseur (sans compter les économies qui seront programmées dans la Fonction publique : emplois, gel des salaires…) pour financer un budget des armées qui devrait passer de 57 à 63 milliards d’euros et pour descendre sous les 5 % de déficit budgétaire conformément aux engagements pris auprès de l’Europe.
Une nouvelle fois, ce qui pilote le gouvernement n’est pas la recherche de nouvelles sources financières en taxant les plus hauts revenus ou encore en diminuant les aides publiques à certaines grosses entreprises, mais bel et bien en s’attaquant aux plus précaires et à la Fonction publique pour réaliser des économies.
A l’approche des présidentielles les débats risquent d’être houleux mais il sera de notre responsabilité de nous mobiliser fortement en cette rentrée afin que d’autres choix soient faits dans un contexte économique de plus en plus difficile pour toutes et tous.





