par Polo LEMONNIER
La violence des incendies qui ont touché la France cet été est la conséquence d’une intense sécheresse liée à une canicule durable. Accidentelles ou fruits d’actes de malveillance, ces catastrophes auraient pu être atténuées si d’autres choix budgétaires avaient été pris. Des dizaines de milliers d’hectares partis en fumée, des villages, à l’image de celui du Porge, complétement ravagés. C’est le triste constat que nous pouvons faire, ce malgré l’engagement sans faille des sapeur·ses-pompier·ères, des citoyen·nes contre ces mégafeux, jusque-là « réservés » à d’autres pays tels que le Canada, les Etats Unis…
Ces catastrophes ont touché lourdement les populations. La FSU a exprimé durant l’été toute sa solidarité avec les victimes et porté des exigences pour que ces catastrophes soient évitées. La question des moyens pour permettre d’éviter de tels fléaux doit être posée. La colère générée est légitime et des réponses adaptées doivent être données, tant pour lutter contre la crise climatique que pour prévoir les moyens de protection immédiate de la population. La France manque de matériels en tout genre (Canadairs, hélicoptères, camions, équipements de protection…) mais aussi de sapeur·ses-pompier·ères (notamment professionnel·les). C’est ce que ces dernier·es portent dans leurs revendications à l’issue de leur difficile combat de l’été.
Il est temps que le pouvoir sorte de ses logiques comptables qui impactent très concrètement notre environnement, l’économie et au bout nos vies. Les baisses de subventions aux collectivités, à la protection civile sont responsables de la pénurie de moyens matériels et humains. Ensemble exigeons les moyens de protéger notre planète et d’être protégé·es !





