Par Polo LEMONNIER
L’heure est à la résistance contre une inversion des valeurs.
Suite au décès de Quentin Deranque, militant d’extrême droite proche des néo-nazis, lors d’une rixe qu’ils ont provoqué en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, la fachosphère s’est empressée d’instrumentaliser ce fâcheux épisode. Ainsi, sur tous les plateaux télé, radios, y compris dans le service public, les éditorialistes, des responsables politiques, jusque dans les rangs de la gauche, ont jeté l’opprobre sur le mouvement la France Insoumise, l’accusant même d’être responsable de sa mort. Cette instrumentalisation a même poussé la représentation nationale à observer une minute de silence en hommage à ce jeune de 23 ans aux faits d’armes peu reluisants, car habitué des rassemblements et manifestations néo-nazis et en première ligne dans la rixe organisée. La question n’est pas ici de justifier les actes qui ont entrainé sa mort, même s’il a refusé de se rendre immédiatement aux urgences comme l’attestent de nouveaux éléments, mais de condamner l’instrumentalisation qui a été faite. La manifestation organisée en son hommage, réfutée par ses parents, a vu fleurir les saluts nazis et toutes sortes de vociférations racistes, homophobes…
L’antifascisme est mis sur le même pied que les groupuscules fascistes violents, justifiant ainsi la nécessité de les dissoudre comme ce fut le cas pour la Jeune Garde. C’est scandaleux et les faits sont éloquents, 90 % des meurtres politiques sont le fait de l’extrême droite. Restons groupé·es, solidaires pour faire face partout à l’extrême droite pour ne pas se faire enfermer dans le piège qui nous est tendu !





