Les élèves finlandais vraiment plus sportifs ?

Par Bruno Cremonesi

Les pays Nordiques sont souvent présentés comme un modèle dans le développement du sport chez les plus jeunes. Ce n’est pas le changement de la journée mais une politique plus globale qui permet d’obtenir ces résultats. Rencontre avec Kasper Salin maître de conférences à la Faculty of Sport and Health Sciences de l’Université de Jyväskylä.

Bruno CREMONESI : Peux-tu présenter le volume obligatoire d’éducation physique et sportive au collège et au lycée, en précisant les âges ?

Kasper SALIN :
En École primaire, (7-13ans) : 2 leçons de 45 min/semaine avec une leçon supplémentaire généralement en 5ème année.
En Collège, (14-16 ans) : 2 leçons de 45 min/semaine, avec une leçon supplémentaire placée en 8ème année.
En Lycée, (17-19ans) : 2 modules de 38 leçons de 45 minutes.

B. C. : Le problème du temps libre est que les enfants soutenus par leur famille participent aux activités, tandis que d’autres restent chez eux. As tu des données statistiques à ce sujet ?

K. S. : La journée commence à 8h00 et finit vers 15h/16h. Il peut y avoir quelques activités extrascolaires, mais la plupart des élèves rentrent simplement chez eux. Ceux qui font des loisirs, c’est plutôt le soir. Nos données sont à relativiser car dans le groupe des 16-20 ans, seuls les élèves du lycée général sont inclus (pas ceux de la voie professionnelle), ce qui explique pourquoi les chiffres sont un peu plus élevés que chez les 15 ans.

Traduction des histogrammes : 9-v = 9ans, 11-v =11ans….


1 = Je participe régulièrement et activement
2 = Je participe parfois
3 = Je ne participe plus, mais j’ai déjà participé
4 = Je ne participe pas et je n’ai jamais participé


B. C : La Finlande est souvent décrite comme un pays très actif physiquement. Quels en sont les facteurs explicatifs ?

K. S. : Plusieurs raisons peuvent l’expliquer. Nous avons un environnement naturel favorable à l’activité avec de grands espaces adaptés. Nous avons pourtant des obstacles : l’hiver, la faible luminosité… mais cela ne décourage pas les gens. Ils continuent à courir en hiver, grâce notamment à un bon éclairage public et à une infrastructure bien entretenue.

Pour les enfants, nous cherchons à rendre l’accès au sport le plus simple possible et à inclure tous ceux qui souhaitent participer, même si le coût peut rester un obstacle pour certains.

En EPS, l’objectif est d’encourager les enfants à découvrir une diversité d’activités. Nous cherchons à soutenir l’autonomie, la compétence et le sentiment d’appartenance.

Une autre clé est la promotion des déplacements actifs. Les jeunes enfants sont encouragés à se rendre à l’école à pied ou à vélo.

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