IVG : une avancée historique inscrite dans des luttes permanentes

Le 4 mars restera une date historique. Celle où pour la première fois dans le monde, en France, la liberté de recourir à l’IVG est garantie dans la constitution. C’est un signal fort adressé au monde entier, et notamment aux pays où les attaques contre l’IVG se multiplient. Même si ce texte est un compromis dans lequel le « droit » à l’IVG proposé à l’Assemblée est devenu la « liberté » d’y recourir, ce qui en minore la portée, il est historique.

Il est aussi le résultat d’un très long combat, d’une mobilisation sans faille de militant·es féministes.

Mais de nombreuses batailles restent à mener pour que cette garantie le soit partout. Les conditions matérielles d’accès à l’IVG ne sont pas assurées sur tout le territoire : en cause, les baisses régulières des subventions publiques accordées aux plannings familiaux, aux hôpitaux. Des personnels hospitaliers pourront continuer d’invoquer la double « clause de conscience », qui stigmatise le droit à l’IVG et culpabilise les femmes.

Emmanuel Macron se fait passer pour un progressiste, s’affiche comme un défenseur des droits des femmes, mais ses politiques du « en même temps » ne permettent pas de lutter contre les inégalités et les rapports de pouvoir. N’oublions pas les déclarations guerrières et natalistes, ni l’expression de « réarmement démographique » proférées lors du discours sur la baisse du taux de natalité en janvier, qui s’inscrivent dans une idéologie d’appropriation du corps des femmes par la nation, les privant de leur choix individuel.

Pour le SNEP-FSU, les luttes pour disposer de son corps et pouvoir recourir à l’IVG sur tout le territoire sont des combats permanents. Si l’inscription de la liberté de recourir à l’IVG dans la constitution donne une impulsion au féminisme et se dresse en rempart contre les idées réactionnaires des droites extrêmes, elle n’est pas une garantie d’accès à ce droit. Aussi, le SNEP-FSU restera mobilisé pour que les libertés et les droits des femmes puissent s’exercer réellement.

Pour le secteur égalité, lucile.gres@snepfsu.net

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