CDN des 20 et 21 mars 2025 – Texte Action

L’arrivée de Trump au pouvoir a, en un laps de temps très court, changé les équilibres géopolitiques. Ainsi le virage opéré dans le conflit russo-ukrainien donne à voir les vraies intentions de Trump : s’accaparer les ressources, minerais présents sur le sol ukrainien. Les discussions entre Trump et Poutine ne laissent pas vraiment entrevoir de véritables solutions de paix et la politique menée par E. macron et les gouvernements européens révèlent une absence de recherche d’issues diplomatiques à ce conflit.

De manière plus générale, les expressions de Trump concernant l’idée d’occupation du Canada, du Groënland, renforcent l’instabilité géopolitique et exacerbent les tensions. Il redonne une nouvelle dimension à l’internationale des extrêmes droites. La participation des organisations syndicales à la lutte contre les idées d’extrême droite est plus que jamais d’actualité, notamment en participant aux manifestations du 22 mars et, au-delà, aux initiatives de formation sur ce qu’est et ce que défend l’extrême droite (collectifs VISA…).

Dans le conflit israélo-palestinien, une trêve est entrée en vigueur le 19 janvier. Cette dernière a été battue en brèche unilatéralement dès le 17 mars par des frappes israéliennes faisant des centaines de morts dans les populations civiles. Le SNEP-FSU appellera aux initiatives de soutien au peuple palestinien.

Sur les conflits armés l’ONU est toujours empêchée dans ses expressions et actions par les vétos d’un certain nombre de puissances. La diplomatie, en France, est muselée par E. Macron. Celui-ci prône une « économie de guerre » arguant d’une offensive guerrière russe sur des pays européens dont la France, ce que le SNEP-FSU à l’heure actuelle réfute. Nous ne pouvons ignorer les intérêts économiques de l’industrie des armes françaises, deuxième sur la planète en nombre d’exportations.

L’annonce de Macron sur le budget à trouver pour « réarmer » le pays a servi d’argument au gouvernement pour annoncer quelques mesures anti sociales et anti-fonctionnaires. Ainsi le « conclave » ne pourrait plus débattre de l’âge légal de départ à la retraite, pire il faudrait pour répondre aux orientations politiques d’E Macron allonger la durée du temps de travail. Et pour les fonctionnaires, ils se voient une nouvelle fois sanctionnés par le gel du point d’indice et la suppression de la GIPA, ainsi que par la baisse de 10% de l’indemnisation en cas de congé maladie ordinaire, mesure creusant davantage les inégalités entre les hommes et les femmes. Pour ces raisons, entre autres, la FSU, La CGT, l’UNSA et Solidaires appellent à une journée d’actions et de mobilisations le 3 avril. Cette journée d’actions ne suffira pas et il faut d’ores et déjà envisager les suites : débats avec les collègues, tractages pour la construction d’un premier mai massif et revendicatif, participation aux initiatives locales du printemps des services publics qui commence début avril.

Campagne pour les 4 h d’EPS : gymnase score

Les équipements sportifs sont un incontournable dans la revendication des 4 heures d’EPS.

La conjugaison des lancements locaux de l’enquête et des messages nationaux a permis de recueillir 2 600 réponses individuelles, soit 1/3 des établissements.

L’analyse des réponses de certains départements laisse penser que la profession se saisit de l’enquête, au-delà du cercle des adhérent·es.

Le premier examen des réponses révèle d’importants besoins, tant en rénovation qu’en construction sur l’ensemble des territoires.

Aussi, un temps fort de restitution locale de l’enquête, sur la base d’une analyse exhaustive de l’enquête, doit être anticipé dans les calendriers au mois de juin.

Les établissements signalant des besoins urgents doivent être rapidement contactés pour les accompagner dans le développement et l’opérationnalisation de la revendication. Le secteur équipements national mettra à disposition les outils nécessaires au déploiement de l’activité.

Le prolongement en 25/26 de la campagne engagée devra se concrétiser à partir des bilans réalisés par des initiatives (médiatisations, audiences, CD, CR) associant les collègues, et par la programmation de stages équipements.

Sport scolaire

Le licenciement du Directeur National de l’UNSS le 14 mars ne doit être qu’une première étape vers un changement radical des politiques sportives et budgétaires à l’UNSS, qui doit conforter le service public du sport scolaire, les missions de celui-ci et rétablir un fonctionnement démocratique de l’association à tous les niveaux. Dans l’attente du recrutement d’un ou d’une nouvelle directrice nationale, un administrateur provisoire a été désigné. Le SNEP-FSU le rencontrera le 26 mars prochain et rappellera nos revendications (rôle, statuts, gouvernance). Rappel qui devra également être fait lors des instances locales.

Le SNEP FSU étudiera la possibilité de présenter une candidature d’un.e militant.e du sport scolaire à la direction de l’UNSS.

La démocratie est en panne à l’UNSS et les incertitudes très fortes sur les budgets.

L’année sportive étant déjà bien entamée, il apparaît indispensable de dresser un premier bilan de la mise en place du règlement fédéral 2024-2028 et de ses conséquences dans chaque département et académie. Annulation de rencontres, organisation des challenges, règlement fédéral, tous ces éléments doivent être présentés et débattus pendant les instances, aussi est-il impératif qu’elles se tiennent (Règlement intérieur de l’UNSS : a minima 2 CDUNSS et 2 CRUNSS par an).

Que les CDUNSS/CRUNSS aient été réunis 2 fois ou non, des audiences auprès des DASEN et Recteurs·rices doivent être demandées au plus vite par les S2/S3. Le SNEP-FSU doit y rappeler ses revendications : l’offre sportive doit être maintenue pour tous·tes les élèves (par ex. les rencontres organisées pour les élèves exclu·es en raison de leur année de naissance). Les programmes territoriaux doivent être connus et budgétés.

Il conviendra aussi d’obtenir des informations concernant les moyens en IMP.A pour la coordination de district à la rentrée prochaine et, le cas échéant, d’agir en conséquence (pétitions, rassemblements, motions dans les CDUNSS/CRUNSS et dans les CA).

Des modèles de demande de convocation des CDUNSS/CRUNSS, demande d’audience DASEN/Recteurs·rices et pétition IMP.A pour la coordination des districts (à faire vivre et envoyer au SNEP national) sont à disposition sur le site militant.

Programmes

Le SNEP-FSU a rencontré l’IG EPS (mandatée par le CSP) à deux reprises, dans le cadre de la réécriture des programmes collège pour l’EPS. Celle-ci campe sur la structuration de la discipline autour des champs d’apprentissage ce qui conduit à un appauvrissement de l’EPS comme discipline de développement des élèves.

L’inspection dévoie la notion de liberté pédagogique pour refuser des programmes explicites sur l’identification de savoirs à acquérir dans les APSA. Le SNEP-FSU est, au contraire, attaché à une articulation entre des programmes basés sur l’étude pratique des APSA (référentiel par APSA) et l’indispensable liberté pédagogique pour organiser les enseignements par la didactisation des APSA. Pour le SNEP-FSU, les programmes doivent répondre à une exigence de culture commune pour garantir  un service public d’éducation sur tout le territoire.

Des bureaux académiques du SNEP-FSU ont rencontré les IPR EPS et il apparait que ces derniers n’ont pas été associés à la réécriture des programmes.

Une consultation sur les programmes organisée par l’institution est, a priori, prévue auprès de la profession. Le SNEP-FSU outillera la profession pour que, sur l’ensemble du territoire, l’expression pour des programmes dignes de ce nom et garants des mêmes exigences sur l’ensemble du territoire, soit exprimée.

À plus long terme, le SNEP FSU travaille à une consultation de la profession « observatoire de l’EPS ». Les éléments liés aux textes officiels en font partie. Ils nous aideront à avoir une image plus approfondie de l’état de la discipline.

Afin de maintenir une cohérence générale, le SNEP-FSU porte toujours l’articulation entre les programmes et les évaluations certificatives.

Le SNEP-FSU continuera à mettre la pression sur l’institution, à tous les niveaux (départemental, académique, national) et à porter les questions auprès de la profession (journées EPS).

Emploi

De nombreuses luttes se développent sur le territoire pour exiger des moyens pour l’École. Le CDN appelle à poursuivre et amplifier ces luttes pour une EPS et une École de qualité. 

 Le contexte austéritaire mis en œuvre par le gouvernement ne doit pas affaiblir la qualité du service public d’éducation. Le CDN appelle à dénoncer publiquement tout manquement de l’administration concernant les remplacements non assurés.

L’évolution de la dotation globale impose aux enseignant·es de travailler plus (HSA, IMP, Pacte, allongement de la carrière) pour pallier le manque de recrutement. Le SNEP-FSU appelle à poursuivre les luttes pour créer des postes, transformer les HSA en heures postes (notamment dans les situations de compléments de services abusifs). Pour cela, l’action collective est indispensable. Le SNEP-FSU appelle à utiliser tous les moyens d’action (pétition, refus des HSA et les droits ouverts par les certificats médicaux).

Dans un contexte de nécessaire développement de la pratique sportive pour tous.tes, les moyens attribués au sport scolaire (forfaits, IMP coordination de district…) et aux « + en EPS » (sections, options, dédoublements…) doivent être maintenus voire abondés.

Le SNEP-FSU continuera d’agir, notamment dans les Comités Sociaux d’Administration, pour améliorer le nombre et la qualité des postes mis au mouvement intra 2025.

Retraites : pour de nouveaux droits sociaux

Le SNEP-FSU poursuit sa campagne en lien avec celle de la FSU sur les « idées fausses » concernant les retraites. Cette campagne s’inscrit dans la perspective de mobilisations massives dans un cadre intersyndical le plus large possible ; mobilisations nécessaires pour obtenir l’abrogation de la réforme des retraites de 2023.

Le SNEP-FSU s’engage dans une réflexion visant à garantir un retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, avec un taux de remplacement de 75 % déconnectant le calcul du montant de la pension du nombre d’années de cotisation. Ce qui implique de mettre en débat dans les bureaux académiques, départementaux et avec la profession la définition de notion de carrière complète. Des outils seront mis à disposition sur le site.

Enseignement supérieur : Université et jeunesse sacrifiée !

L’intersyndicale, toutes les organisations étudiantes (dont la FAGE avec l’ANESTAPS) et la FCPE appellent à une nouvelle grande journée nationale de mobilisation massive dans les universités le jeudi 27 mars pour un autre budget. 

Cette mobilisation sera une journée de lutte, d’informations (AG des personnels avec les étudiants·es, conférence de presse, …) sur les conséquences concrètes de l’austérité dans les universités. L’intersyndicale exige un collectif budgétaire notamment pour préparer la rentrée.

Le SNEP FSU apporte son soutien aux étudiant.es mobilisé.es et malmené.es par les forces de l’ordre.

Sur la FDE, le MEN veut de nouveau mettre en place la réforme proposée l’année passée avec une mise en œuvre aux concours de mars 2026 dans la 3ème année de la  licence (rentrée 2025) ; ceci toujours sans discussion et négociation avec tous les acteurs.rices. Le SNEP-FSU participe d’une intersyndicale large pour porter aussi ses propositions spécifiques. Cette intersyndicale demande toujours un moratoire pour permettre une vraie négociation pour une autre réforme.

Syndicalisation

Le CDN au vu du contexte international et national, de la nécessité d’agir pour la paix, pour lutter contre l’extrême droite et la politique gouvernementale, pour la défense des services publics et de nos métiers appelle les militant·es à continuer de proposer l’adhésion pour nourrir le rapport de force.

Votes :

Texte action ôté de la partie retraite : unanimité

Partie retraite seule : Pour 34, Contre 2, Abstention 3, NPPV 0

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