« Nous assistons à une grande bascule… » et pour nos pratiques ?

bascule ecologique

Par Pascal Anger

 «Nous vivons la fin de l’abondance, … aller vers la sobriété,… ». Ces extraits, prononcés par Le président le 24 aout, sont-ils enfin le moment d’une prise de conscience de nos gouvernants pour « re enfin » anticiper la bifurcation de nos modes de production et nos modes de vies ? Les incendies, les canicules, le manque d’eau, l’écroulement de glaciers, etc… viennent-ils impacter nos dirigeants et l’oligarchie financière ?

Qu’on fait nos gouvernements depuis les accords de Paris 2015 (7 ans de perdus) ? N’y aura-t-il pas aux yeux de l’histoire « délit (crime?) de non anticipation et/ou d’imposture » face à leurs missions de gouverner pour  l’intérêt général du pays et de ses enfants ? Cette inconséquence touche aussi des milieux sportifs tels que le PSG avec ses déplacements en jets et bien sur la future coupe du monde de foot au Qatar. (« Le foot nous coupe du monde 1 ). Selon le GIEC le temps est compté pour urgemment commencer les bifurcations (2 ou 3 ans ?) afin de diminuer l’impact négatif des changements.

Pas le choix d’aller vite vers la sobriété ! Mais renvoyer celle-ci à la responsabilité individuelle et à des comportements vertueux y compris dans nos métiers, sans parallèlement mener en termes de politique publique une transformation systémique des infrastructures, des modes d’organisations et de nos normes de consommations influencées par la publicité … sont une impasse. Même un comportement « héroïque » de chacun.e ne pourrait réduire que de 25% son empreinte carbone. Les 75% restant dépendent de transformation du système « sociotechnique ». La sobriété reste actuellement le parent pauvre des politiques publiques qui préfèrent d’un point de vue capitalistique se concentrer sur l’espoir de l’efficacité énergétique et du progrès technologique.

La crise climatique, insérée dans une crise écologique systémique, impacte nos pratiques professionnelles. Comment faire cours en temps de canicule ?  La question de l’eau et de la crise énergétique impactent le sujet des piscines. Les cours de récré végétalisées dans le 1er degré impactent le contenu de l’EPS. Dans l’immédiat le SNEP-FSU, à son petit niveau, interpelle les équipementiers sur le matériel, produit le référentiel pour les équipements sportifs écologiquement viables et une des « Soirée de l’EPS » en décembre sera consacrée à : « EPS et Ecologie où est le problème ? ».

  1. C’est le titre d’un projet Eco-sportif d’un enseignant d’EPS pour porter la cause environnementale
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