Que se serait-il passé ?

Lundi 26 janvier après 3 reports, le CSA ministériel sur la répartition des moyens a enfin eu lieu.

Ce CSA se déroule normalement en décembre, lorsque le budget a été adopté, et a pour objectif de présenter aux organisations syndicales représentatives la répartition des créations/suppressions d’emplois dans les académies. Alors que le PLF 2026 présentait une suppression de 1 365 emplois, le ministère affichait des documents comportant la suppression de 1 803 emplois. Le SNEP-FSU avec les autres syndicats de la FSU a alors entamé une longue bataille de demande d’explications à l’administration qui a bafouillé, qui s’est contredite, et qui a été dans l’incapacité de trouver des explications, sauf celle de mettre cet écart sur le dos de la réforme de la formation initiale par une mise en réserve de 438 emplois supplémentaires. De 10 heures 30 à 19 heures les syndicats de la FSU ont essayé de comprendre, pour en arriver à la conclusion que le ministère prévoyait de supprimer plus d’emplois que prévu dans cet enrobage mal ficelé.

Cette annonce faite par la FSU dans les médias a agité dès le lendemain les organisations politiques et a valu 2 journées de discussions intenses qui ont fait plier le ministère pour revenir au chiffre initial de moins 1 365 emplois. Ce chiffre n’est absolument pas satisfaisant. L’utilisation de l’argument de la démographie ne tient pas, notamment au regard des conditions de travail actuelles et de ce qui s’est déroulé depuis 2017, où plus de 8 000 emplois ont été supprimés pour une augmentation de plus de 8 000 élèves.

Mais que se serait-il passé si la FSU, forte de son expertise et de sa ténacité, n’était pas intervenue, sûrement rien… et le ministère aurait alors gagné quelques 430 emplois supplémentaires dans le contexte déjà tendu que l’on connait dans les établissements scolaires.

Les comités sociaux d’administration vont maintenant se décliner en académie, département, et en établissement où les conseils d’administration sur les DHG doivent se tenir dès maintenant.

Collectivement nous pouvons agir. Refusons cette nouvelle dégradation des conditions d’apprentissage pour les élèves et de nos conditions de travail !

Chaque lutte compte !

coralie.benech@snepfsu.net

PARTAGER
IMPRIMER

Nos lecteurs aiment aussi...

Le SNEP-FSU reçu par le ministre

Dès la nomination du 7ème ministre de l’Éducation nationale depuis 2022, le SNEP-FSU a sollicité une audience afin d’exposer nos problématiques professionnelles et nos revendications,et a été reçu le 13 janvier dernier