Semaine Olympique et Paralympique 2024 : moins de sport scolaire pour les élèves

Plus d’un million de jeunes sont aujourd’hui licenciés à l’UNSS (fédération sportive scolaire du second degré). Elles·ils seront les pratiquant·es et les dirigeant·es sportifs·ves de demain. Il est de la responsabilité de la Ministre de l’Éducation nationale, Présidente de l’UNSS, de leur prêter toute son attention.

À un peu plus de 100 jours du lancement des Jeux, les évènements qui seront organisés pendant la Semaine Olympique et Paralympique (SOP) ne sauraient cacher la triste réalité du sport scolaire.

Depuis des mois, le SNEP-FSU alerte le ministère sur la gestion catastrophique de la Direction Nationale de l’UNSS qui a conduit au déficit record de 12,3 M€, la saison dernière. Pourtant, la Direction Nationale ne semble toujours pas encline à revenir sur le recours à des cabinets privés coûteux, sur l’augmentation de 13,4 % de ses plus haut·es dirigeant·es ni sur l’accord-cadre pour les transports qui a fait exploser les factures.

Les options qu’elle a retenues pour résorber ce déficit et faire des économies, se concentrent essentiellement sur l’annulation de 14 championnats de France et de plusieurs dizaines de rencontres et compétitions dans les territoires. Les premières victimes de ces annulations sont les élèves qui se voient privé·es du premier levier motivationnel que représentent ces rencontres inter-établissements. C’est proprement inacceptable.

Le SNEP-FSU tire le signal d’alarme et exige que soient redonnés au sport scolaire les moyens de remplir sa mission de service public auprès de tous les élèves.

Doubler la subvention du ministère de l’Éducation nationale à l’UNSS est une nécessité.1

Opérer un changement radical de la politique sportive et financière de la direction nationale de l’UNSS est une urgence absolue.

Communiqué de presse SNEP-FSU, le 3 avril 2024

  1. La subvention actuelle est de 3.8 M€ []
PARTAGER
IMPRIMER
Print Friendly, PDF & Email

Nos lecteurs aiment aussi...

L’Extrême droite est à la porte, mobilisons-nous !

Les 30 juin et 7 juillet nous serons appelé·es aux urnes : usons massivement de notre droit de vote et participons ainsi à construire une alternative aux politiques actuelles qui produisent toujours plus de misère, terreau toujours fertile de l’Extrême droite

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs. Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail